Lundi 2 juillet : travail sur la programmation

Journée entièrment consacrée à la programmation des actions, pour savoir qui va faire quoi, quand, comment et pourquoi. Nous avons eu surtout du travail en groupe avec échange des textes entre équipes. On peut relever toutefois la cocasserie d’un groupe qui a déposé un amendement pour retirer deux action qu’il avait lui même produites, mais quand il a fallu passer à la programation et que des explications ont été demandées, les membres du groupe ne voyaient plus très bien le pourquoi de ces actions. Aussi, l’Assemblée a voté à l’unanimité le retrait de celles-ci qui pourtant avaient passé le vote.
Voici aujourd’hui l’interview du benjamin de l’Assemblée, Vincent Renaud :
GS : Vincent, c’est ta première Assemblée Provinciale, nous arrivons au terme de celle-ci peux-tu nous dire dans quel état d’esprit as-tu vécu celle-ci, qu’est-ce que tu as découvert, qu’est-ce que tu as aimé, qu’est-ce que tu regrettes ?
VR : Ça été pour moi un moment assez fraternel, cela a été l’occasion de découvrir des confrères que je ne connaissais pas, mais aussi de s’ouvrir à la réalité d’autres pays comme la Côte-d’Ivoire. Occasion aussi d’entendre ce que vivent et ce qu’espèrent les confrères qui vivent en France. Cela a donc été une expérience positive par cet aspect. C’est pourtant une expérience surprenante de passer tant de temps pour des actions qui ne seront pas si grandes étant donné notre âge, dans une société qui va vite, qui bouge où les gens décident vite. C’est vrai, il faut espérer, mais je ne sais pas. J’ai des petits “je ne sais pas” qui trottent dans ma tête à la fin de cette Assemblée.
GS : Est-ce que tu es déçu ?
VR : Je ne suis pas déçu par ce que je crois qu’on fait le mieux de ce qu’on peut faire. Je n’ai pas de déception, mais j’ai des craintes. Des craintes que, à ne chercher avec cette méthode que des consensus, nous ayons manqué de courage aussi bien à l’Assemblée Générale qu’à l’Assemblée Provinciale et que nous nous préparerions des lendemains très difficiles, notamment au niveau du nombre de confrères réellement présents sur le terrain de la mission en Afrique comme en Europe d’ailleurs. J’ai peur que la structure SMA soit restée sur un consensus de survie pour remplir ces structures. J’ai peur que le maintien de la structure soit devenue, non pas dans les intentions qui sont droites, mais dans les faits, prioritaire sur la mission sur le terrain. Je crains que les brousses africaines et les quartiers de villes vont se vider des sma et que ces derniers vont remplir les maisons de formation, d’animation et d’administration. Pourtant, on envisage bien qu’il faut changer, mais les liens affectifs risquent de dominer sur des choix courageux. Il faudrait être dix, quinze ou vingt d’une autre génération pour pouvoir peser sur les choix. J’en avais conscience avant de venir et maintenant, j’ai cruellement conscience d’être seul de ma génération et de ne rien peser sur aucune décision.
Propos recueilli par Gérard Sagnol

sma_AP_07_0675 sma_AP_07_0677 sma_AP_07_0679 sma_AP_07_0680 sma_AP_07_0682 sma_AP_07_0684 sma_AP_07_0686 sma_AP_07_0688
sma_AP_07_0689 sma_AP_07_0693 sma_AP_07_0695 sma_AP_07_0699 sma_AP_07_0700 sma_AP_07_0701 sma_AP_07_0703 sma_AP_07_0704
sma_AP_07_0706 sma_AP_07_0708 sma_AP_07_0710 sma_AP_07_0712 sma_AP_07_0713 sma_AP_07_0715 sma_AP_07_0716 sma_AP_07_0719
sma_AP_07_0720